vendredi 7 novembre 2008

Salope, ris ! (Chanson country)


Merde.

Manquait plus que ça.

J’ai chopé une saloperie.

Des jours que je le sentais venir sans trop y penser.

Et puis vlan.

Dans mon lit.

Plus moyen de faire comme si.

Il y a des symptômes qui ne trompent pas.


Respiration malaisée.


Froid anormal.


Stimuli fantômatiques.


Pas de doute, je suis malade.


REFRAIN : Oooh ! Quelle saloperie… (Yeah… Hurts so much babe…)


Je suis pourtant passé maître dans l’art d’éradiquer les problèmes !

A force d’analyse.

En troquant les pulsions vitales contre un peu de clairvoyance.

Je deviens une machine.

Les émotions deviennent de simples données.

Le traitement des données est indolore.

Et infaillible.


REFRAIN : Oooh ! Quelle saloperie… (Da’s whot I thought… Wos a lonesome robot babe…)


Mais cette nuit, un vieil ennemi a refait surface.

C’est mon corps, le problème.

J’ai beau le tourner et le retourner dans mon lit, je sens bien que c’est inutile.

Une heure.

Le problème, c’est mon corps.

Deux heures.

C’est l’autre cerveau.

Trois heures.

Dont la conscience ne nous appartient pas.

Quatre heures.

Celui qu’on a entre les jambes.

L’immémorial ennemi de la civilisation.

Qui pourtant nous inspire la vie.

Le roi des ganglions.


REFRAIN : Oooh ! Quelle saloperie… (Come on now, da’s the bess part…)


Enfle, mais enfle donc, excroissance tyrannique.

Retrouve des forces, petite glande atrophiée. (Oh ! Oh ! Da’ mus’ hurt…)

Gorge-toi de cette saloperie, puisque c’est ta seule raison d’être. (Yeah, cuz I’m a gay little mav’rick, da’s why…)

Infiltre mes veines de ton pus dégueulasse, change mon cœur en pompe à illusions.

Je te cède ce corps périssable, puisque je suis contraint de le partager avec toi.

Mais mon esprit, tu n’y distilleras plus jamais tes passions malsaines.


REFRAIN : Oooh ! Quelle saloperie… (Ain’t no kingdom o’ love inside ma heart, no… The heart’s just a motor for dat lost body o’mine…)


Persévère dans ton entreprise foireuse. Essaye de cracher ton poison sur ceux qui n’en veulent pas. Celui-ci ou un autre, peu m’importe à présent. Je ne m’épuiserai plus à enjoliver tes désirs stupides, je ne perdrai plus de temps à y chercher un sens. Je ne peux pas t’en vouloir : les bites sont rarement appréciées pour leur intelligence.

Je te suivrai donc en otage, spectateur excédé par les navets que tu continueras de m’offrir. J’aurais préféré voir un bon porno. Tant pis.

Fou de désir, voilà tout ce que je tolérerai.

Désormais l’un n’ira plus sans l’autre.


REFRAIN : Oooh ! Quelle saloperie… (Never a slave ‘nymore babe… S’not worthy of a bull’s shit, le’me tell ya…)


Mais sache bien ceci, vestige de notre passé bestial qui n’a que trop vécu : tu ne perds rien pour attendre. Je le jure sur ma vie que ce corps débile finira par laisser filer : la perfection de l’univers scellera ta fin.

Comme elle rira de toi, la postérité, quand elle se remémorera qu’en des temps anciens, l’homme se laissait berner par sa quéquette !



Ainsi pourrons-nous sauver l’univers !



(Ris donc, salopiaud. Tu le savais, que tu étais plein de germes.)


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